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La prochaine loi de defiscalisation qui favorise véritablement
l'initiative :
L'objectif
de promotion sur le long terme, des investissements outre-mer
doit davantage être pris en compte, les dispositions
actuellement en vigueur étant à la fois trop
limitées dans le temps et trop contraignantes, tant
au regard du champ des activités éligibles
à l'avantage fiscal qu'en terme de procédure.
En outre, il doit y avoir plus de transparence dans le traitement
administratif des dossiers et une déconcentration
accrue du processus d'octroi des agréments lorsqu'il
sont nécessaires.
En
conséquence :
1°)
Pour offrir aux acteurs économiques un cadre stabilisé
sur le long terme, la durée de validité du
dispositif de défiscalisation sera portée
à quinze ans, soit jusqu'au 31 décembre 2017.
2°)
s'agissant des investissements dans le secteur du logement
:
-
Le taux de défiscalisation pour les logements locatifs
"libres", c'est-à-dire non soumis à
conditions de ressources et à plafonnement des loyers,
sera porté de 25 à 40%;
-
Le taux de défiscalisation pour les logements destinés
à la location "intermédiaire" c'est-à-dire
soumis à conditions de loyer et de ressources des
locataires, sera porté de 40 à 50%. De plus,
dans ce dernier cas, la durée de conservation par
le contribuable de parts ou d'actions souscrites, lorsque
l'investissment a eu lieu sous cette forme, sera ramené
de six a cinq ans.
-
Pour le propriétaire occupant, le taux de défiscalisation
sera maintenu à 25%, mais l'avantage fiscal sera
étalé sur une période de dix ans pour
permettre à davantage de contribuables de bénéficier
pleinement de la mesure.
-
Le plafond du prix au m² pour les propriétaires
désirant bénéficier de l'avantage fiscal
pour leur résidence principale, sera porté
de 1525 (valeur 2000) à 1750 退 HT. Ce plafond sera
en outre indexé sur le coût de la construction,
et étendu aux autres types de logements, pour offrir
une plus grande sécurité aux investissements,
notamment dans le secteur locatif.
-
Pour lutter contre les dégradations rapides que connaissent
les bâtiments et préserver le patrimoine bâti
ancien (cases créoles...), les travaux de réhabilitation
des logements de plus de 40 ans seront éligibles
à la défiscalisation, au taux de 25% sous
réserve d'un avis favorable des services techniques
compétents.
-
Un avantage supplémentaire de 10 points de réduction
d'impôts sera accordé aux logements locatifs
situés en zone urbaine sensible, afin de permettre
une plus grande mixité sociale et revitaliser ces
quartiers.
-
Une majoration supplémentaire de 4 points de réduction
sera accordé lorque les logments sont alimentés
à partir de l'énergie solaire afin de favoriser
le recours à ce type d'énergie.
3°)
Pour tenir compte de l'importance des retards de développement
outre-mer et des niveaux élevés de chômage,
l'éligibilité des investissements à
la défiscalisation deviendra la règle quasi-générale.
Seules, en effet certaines activité, en nombre
limité, demeureront exclues du dispositif (commerce,
activités financières, navigation de croisière,
restauration...)
4°)
Les secteurs pour lesquels le respect de la réglementation
communautaire le rend nécessaire (transport, agriculture,
pêche maritime et aquaculture; autres secteurs qui
font l'objet de règles communautaires de restrictions
spécifiques) feront désormais l'objet d'un
agrément au premier euro.
5°)
Le seuil d'agrément obligatoire, quel que soit l'investissement
sera relevé de 760 000 à 1 000 000, tandis
que le seuil applicable pour les investissements réalisés
par des contribuables non exploitants sera maintenu à
300 000 dans un souci de protection de l'investisseur
externe. La dépense d'agrément dont bénéficiaient
certaines sociétés exerçant depuis
plus de 2 ans outre-mer et dont l'investissement financé
par apport externe est inférieur à 150 000
sera maintenue.
6°)
La réduction d'impôt sur le revenu deviendra
imputable sans plafonnement (actuellement 50% de l'impôt
dû) dès la première année. Pour
les particuliers non exploitant, mécanisme de report
identique à celui qui ne concerne actuellement que
les investisseurs exploitants leur étendu.
7°)
La règle de la non déduction de l'assiette
fiscale éligible des aides résultant de la
mise en oeuvre des régimes autonomes d'aide fiscale
aux investissment propoes à la Nouvelle-Calédonie,
à la Polynésie Française, à
Wallis-et-futuna, à Mayotte et à Saint-Pierre-et-Miquelon
sera affirmée.
8°)
L'abattement d'1/3 des résultats provenant d'exploitation
outre-mer sera étendu à tous les secteurs
visés par le dispositif d'aide fiscale aux investissements.
9°)
Afin de favoriser le drainage de l'épargne des particuliers
au bénéfice des entreprises de l'outre-mer,
une réduction d'impôt de 50% sera accordée
au titre des souscriptions au capital de sociétés
agréées (SO.FI.OM) intervenant dans le financement
d'entreprises exerçant exclusivement leur activité
dans les DOM dans les secteurs éligibles, sous condition
du maintien des dites souscription pendant une durée
minimale de cinq ans.
10°)
Compte tenu du caractère sinistré du secteur
hôtelier aux Antilles et de son importance vitale
pour l'outre-mer et devant la nécessité de
restaurer sa marge de rentabilité par le recours
à l'investissement externe :
- Le
taux de défiscalisation sera porté
à 70% pour les travaux de réhabilitation
hôtelière dans les DOM sauf pour la
part de l'investissement relative au rachat du terrain
et de l'immeuble existants pour lequel le taux actuel
continue de s'appliquer (50 ou 60% selon le lieu).
- La
possibilité d'imputer sur le revenu global
des investisseurs les déficits provenant
de l'exploitation des sociétés en
nom collectif ("détunnélisation")
sera rétablie, au profit des opérations
de rénovation ou de réhabilitation
hôtelière, et pour une durée
de 5 ans.
- Le
plafonnement des amortissements prévu à
l'article 39 C du CGI sera levé pour une
durée de 5 ans, pour les opérations
de rénovation ou de réhabilitation
hôtelières.
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12°)
Les taux de défiscalisatin (50% et 60% actuellment)
seront majorés de 10 points lorque les investissements
concernent des projets de production d'énergies renouvelables.
13°)
Les conditions de délivrance de l'agrément
seront modifiées :
- L'agrément
sera tacite à défaut de réponse
de l'administartion dans un délai de trois
mois à compter de la réception de
la demande (sous réserve de l'éventuel
délai d'examen par la Commission européenne),
ce délai étant ramené à
deux mois lorsque l'agrément est délivré
localement.
- Tout
dossier pour lequel des réserves à
l'agrément seront émises par l'administartion
pourra être soumis par le demandeur, pour
avis, à une commision, locale ou centrale,
interministérielle. En cas de saisie de la
commision, l'agrément ne pourra être
délivré ou refusé qu'après
émission de son avis.
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Les commisions examineront également, pour avis,
les modalités de reprises de l'avantage fiscal de
façon à proportionner ces reprises aux responsabilités
incombant réellement aux investisseurs.
Un
texte réglmentaire permettra d'élever le seuil
de prise de décision au niveau local. Cette déconcentration,
outre une meilleur capacité d'appréciation
de la validité du projet, assurera une prise de décision
plus rapide.
(Ces renseignements ne sont
que dordre indicatif. La loi et les taux tant en perp tuel
changement, nous vous conseillons de consulter des spcialistes
pour plus de renseignements). |